- épitaphe
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épitaphe [ epitaf ] n. f. ♦ Inscription funéraire. L'épitaphe commence souvent par les mots « ci-gît ». Faire graver une épitaphe.♢ Archéol. Tablette qui porte une inscription funéraire.
● épitaphe nom féminin (bas latin epitaphium, du grec epitaphion, sur le tombeau) Inscription funéraire. Tablette de marbre, de métal, etc., qui porte cette inscription. ● épitaphe (citations) nom féminin (bas latin epitaphium, du grec epitaphion, sur le tombeau) William Shakespeare Stratford on Avon, Warwickshire, 1564-Stratford on Avon, Warwickshire, 1616 Causons de tombeaux, de vers et d'épitaphes. Let's talk of graves, of worms, and epitaphs. Richard II, III, 2, le roi Richard ● épitaphe (difficultés) nom féminin (bas latin epitaphium, du grec epitaphion, sur le tombeau) Sens Ne pas confondre ces trois mots de prononciation voisine. 1. Épigramme = poème satirique ; raillerie mordante. 2. Épigraphe = inscription sur un édifice (avec sa date, sa destination, etc.) ; inscription en tête d'un livre. aussi → exergue. 3. Épitaphe = inscription sur un tombeau. Genre Les trois mots sont féminins : une épigramme, une épigraphe, une épitaphe. Remarque Épigramme a été masculin jusqu'au XVIIe s.épitaphen. f.d1./d Inscription sur une sépulture.d2./d Tablette portant cette inscription.d3./d (Québec) Monument funéraire portant une inscription.⇒ÉPITAPHE, subst. fém.A.— Inscription mise sur un tombeau pour rappeler le souvenir d'une personne morte (soit par la simple mention de son nom, de ses dates, soit par un texte évoquant souvent de façon élogieuse sa personnalité ou les principales étapes de sa vie). Épitaphe latine; de belles épitaphes; déchiffrer, lire, graver une épitaphe. On y lisoit [sur ces tombeaux] pour toute épitaphe :« Guillaume » ou « Paul », né en telle année, mort en telle autre (CHATEAUBR., Génie, t. 2, 1803, p. 344) :• C'était un gros type... peuh... pas bien intéressant. Il buvait et il battait sa femme.— Alors, pourquoi lui as-tu mis « bon père, bon époux » sur son épitaphe?— Parce que ça se met quand les gens sont mariés.COLETTE, Mais. Cl., 1922, p. 89.— P. métaph. [Suivi d'un compl. désignant une chose abstr.] Je dois rédiger l'épitaphe de mon bonheur (AMIEL Journal, 1866, p. 322). Mon front où se lit l'épitaphe des libertés abattues (ADAM, Enf. d'Aust., 1902, p. 322).— Loc. fig.♦ [Être] menteur comme une épitaphe. ,,Se dit d'un homme exagéré dans ses éloges`` (Ac. 1798-1835).♦ Il fera l'épitaphe du genre humain. ,,Se dit d'un homme robuste qui paraît destiné à vivre très longtemps`` (Ac., ibid.).Rem. Loc. attestées ds la plupart des dict. gén. sauf Ac. 1932, ROB., Lar. Lang. fr.B.— P. méton.1. Poème élogieux, élégiaque ou satirique, destiné en principe à servir d'inscription funéraire à la mémoire de quelqu'un. Composer, rédiger une épitaphe. On ferait un volume des pièces de vers, églogues, élégies, épitaphes, qui furent composées sur le trépas de l'illustre poète [Ronsard] (SAINTE-BEUVE, Tabl. poés. fr., 1828, p. 304). [Il] récitait une épitaphe anticipée du nouvel académicien, où l'on disait que, s'il rimait mal, il buvait bien (GONCOURT, Journal, 1893, p. 403).2. ARCHIT. Tablette fixée sur le mur d'une église, sur un pilier, et portant une inscription funéraire. Épitaphe de marbre noir, de bronze, de cuivre (Lar. 19e).Rem. On rencontre a) Ds certains dict. le subst. masc. épitaphier. Collection d'épitaphes. Absent ds Ac. b) Ds la docum. le néol. épitaphique, adj. Les morts qui vous parlent leur langage épitaphique (BALZAC, Autre ét. femme, 1842, p. 409).Prononc. et Orth. :[epitaf]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1160 un epitafe « inscription gravée sur un tombeau » (Enéas, 2138 ds T.-L.); ca 1179 « support de cette inscription » (Renart, éd. M. Roques, I, 444). Empr. au b. lat. epitaphium « id. », gr.
« qui se célèbre sur un tombeau », de
« sur » et
« tombeau ». Fréq. abs. littér. :260. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 717, b) 388; XXe s. : a) 204, b) 161.épitaphe [epitaf] n. f.❖1 Inscription funéraire. || L'épitaphe commence souvent par les mots « ci-gît ». || Graver une épitaphe. || Faire sa propre épitaphe. || Épitaphe en vers. || L'épitaphe Villon, dite « ballade des pendus ». — Hist. littér. Genre littéraire, poème élogieux à la gloire d'un défunt du Moyen Âge au XVIIIe siècle. || Marot, Voltaire ont composé des épitaphes qui sont de véritables épigrammes.1 Le dernier honneur qu'on doit à l'homme mort,C'est l'Épitaphe écrit tout à l'entour du bordDu tombeau pour mémoire. On dit que SimonideEn fut premier auteur (…)Ronsard, Épitaphes de divers sujets.2 Je n'ai plus qu'à mourir, mon épitaphe est fait(e).Corneille, la Suite du Menteur, I, 6.3 Tu voudrais cependant que sur un cénotapheLa gloire t'inscrivît ta ligne d'épitaphe,Et promît à ton nom de temps en temps citéSes heures de mémoire et d'immortalité.Lamartine, Harmonies…, II, 12.4 Les épitaphes racontent, en un français laconique, toutes sortes de misères, d'épreuves, d'épidémies, toutes les souffrances endurées pour la conquête de cette amère patrie.G. Duhamel, Scènes de la vie future, XI, p. 169.♦ ☑ Loc. (1633, in D. D. L.). Vx. Menteur comme une épitaphe : trop élogieux pour être vrai. — ☑ Il (elle) fera l'épitaphe du genre humain : il (elle) vivra très longtemps.2 (1530). Archéol. Tablette fixée sur un mur et qui porte une inscription funéraire.
Encyclopédie Universelle. 2012.